La France compte toujours plus de 70 000 défaillances d’entreprises sur douze mois. Selon la Banque de France, 70 077 procédures ont été enregistrées à fin mai 2026, un niveau qui reste supérieur de 18,1 % à la moyenne 2010-2019. Mais toutes les activités ne sont pas exposées de la même façon.
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Le chiffre donne une idée de la pression qui continue de peser sur les entreprises françaises : 70 077 défaillances ont été recensées sur les douze mois arrêtés à fin mai 2026. La Banque de France précise toutefois que le nombre est légèrement inférieur aux 70 257 enregistrés à fin avril sur données révisées.
Le commerce reste très exposé
Avec 13 940 défaillances sur douze mois, le commerce et la réparation automobile figurent parmi les secteurs les plus touchés. Le niveau est en hausse de 1,2 % sur un an et dépasse de 6,6 % la moyenne observée sur la période 2010-2019.
La construction arrive juste derrière avec 14 368 défaillances. Elle conserve donc le volume le plus élevé parmi les grands secteurs suivis par la Banque de France, même si le nombre recule de 3,2 % sur un an.
L'hébergement-restauration sous pression
L'hébergement et la restauration comptabilisent 9 553 défaillances. Le secteur progresse de 6,9 % sur un an et se situe près de 30 % au-dessus de sa moyenne 2010-2019. Les conseils et services aux entreprises enregistrent pour leur part 8 974 défaillances, soit 9,5 % de plus qu'un an auparavant.
- Construction : 14 368 défaillances
- Commerce et réparation automobile : 13 940
- Hébergement-restauration : 9 553
- Conseils et services aux entreprises : 8 974
- Enseignement, santé, action sociale et services aux ménages : 7 168
Un niveau encore historiquement élevé
La Banque de France estime que le niveau élevé des défaillances s'explique notamment par une conjoncture dégradée, les chocs successifs et les incertitudes qui ont fragilisé certaines situations financières. La situation est d'autant plus intéressante à observer que le nombre d'entreprises continue simultanément d'augmenter.
Le phénomène n'est donc pas celui d'une économie où les créations auraient disparu. Il traduit plutôt une forte rotation du tissu entrepreneurial : de nouvelles structures apparaissent tandis que d'autres, fragilisées, sortent du marché. Pour les dirigeants, la trésorerie, les coûts fixes et la capacité à absorber plusieurs mois difficiles restent donc des indicateurs à surveiller en priorité.
Sources : Banque de France, données sur les défaillances d'entreprises à fin mai 2026 ; Insee, créations d'entreprises.